Au Royaume-Uni, Revolut ne veut pas du sort de N26


Il ne se passe pas une semaine sans que les néo-banques fassent parler d’elles. Il faut dire qu’après leur essor, elles se retrouvent dans un marché qui débute sa consolidation. Pour pouvoir rester dans la course et dominer la concurrence, elles doivent aujourd’hui se déployer au plus grand nombre, et cela passe désormais par l’obtention de plusieurs licences bancaires.

Revolut n’a jamais demandé sa propre licence bancaire au sein de son pays d’origine. Elle se reposait à la fois sur ses partenaires locaux, et sur sa licence bancaire européenne qu’elle détient en Lituanie. Selon une information révélée par des sources du Sunday Times, les choses pourraient changer dès cette année.

Une licence bancaire anglaise pour Revolut

Au Royaume-Uni, Revolut préparerait une demande de licence bancaire complète auprès de la Banque d’Angleterre. Son pays d’accueil, qui sort actuellement de l’Union européenne, est l’un de ses principaux marchés où les particuliers sont habitués au nouveau modèle de banque numérisée (néo-banques et banques en ligne). Aux côtés de sa course à l’acquisition de nouveaux clients, la néo-banque va devoir protéger ses arrières, et ne pas faire comme N26.

Il faut dire qu’il y a tout juste un mois, N26 indiquait qu’elle allait devoir mettre fin à son activité au Royaume-Uni. Le concurrent allemand de Revolut n’allait plus pouvoir exercer pendant bien longtemps, pour la simple raison qu’il ne possédait qu’une licence bancaire européenne – qui ne sera bientôt plus valable outre-Manche. Par souci économique et stratégique, il a pris la décision d’initier un processus d’arrêt. Dans quelques semaines, 200 000 clients verront leur compte fermé.

Revolut n’était pas dans la même situation que N26. Déjà, elle possède bien plus de clients sur place, et abandonner tous ces clients aurait été très mal vu par les investisseurs, tout comme par les clients. À vrai dire, la situation de la néo-banque n’est ni urgente ni inquiétante pour son activité. Depuis ses débuts, elle travaille avec d’autres entreprises pour exercer et proposer certains services. Mais sans licence complète, la licorne de Nik Storonsky et Vlad Yatsenko devait accepter d’être davantage dépendante, qui plus est de partenaires qui sont également ses concurrents.

Plus de 3,5 millions de clients

Aujourd’hui, l’offre de Revolut se découpe en trois formules. La carte gratuite Revolut Standard reste l’une des plus connues, mais Revolut propose également des cartes premium, que ce soit Revolut Premium ou Revolut Metal. Ils sont plus de 3,5 millions de clients à avoir souscrit à l’une de ses trois au sein du pays. Et en vue du retrait de N26, le marché est d’autant plus stratégique et indispensable pour la néo-banque.

Pour le moment, Revolut n’a pas répondu aux avances faites par le Sunday Times. Selon les sources de nos confrères, la préparation de la licence devra se concrétiser en fin d’année. Par la suite, l’établissement bancaire n’aura plus à compter sur ses partenaires et concurrents, et pourra entièrement se pencher sur la question de son intégration aux États-Unis.



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